« Les effets d’une canicule ne se limitent pas aux coups de chaleur ou aux déshydratations. Ils peuvent aussi aggraver certaines maladies chroniques, comme les maladies cardiaques ou respiratoires, entraînant des consultations ou des hospitalisations qui surviennent parfois plusieurs jours après le début de l’épisode de canicule », indique l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris).
Les atteintes cardiaques, respiratoires, rénales ou encore psychiatriques liées à l’exposition à la chaleur peuvent conduire au décès, rappelle Santé publique Fance. Un bilan provisoire fait état de près de 1 000 morts en excès au cours de la canicule de fin juin.
Des records de température
Après un premier épisode inédit par sa précocité fin mai, ce deuxième épisode caniculaire a battu des records. « La canicule de juin 2026 a été d’une intensité jamais observée en France hexagonale et en Corse », souligne Météo-France. « Par rapport à août 2003, cette vague de chaleur est plus intense, alors qu’elle survient bien plus tôt dans la saison. » Les 24 juin et 25 juin ont été les journées les plus chaudes jamais enregistrées.
Ces fortes chaleurs s’accompagnent d’une hausse des admissions aux urgences et des hospitalisations. « Dès les premiers jours de la canicule, plus de 650 passages aux urgences étaient directement liés à la chaleur. Lors de chaque canicule durant plus de sept jours, les consultations aux urgences pour des insuffisances rénales aiguës augmentent en moyenne de 70 % », soulignent également Oxfam, Réseau Action Climat et France Assos Santé.
« Cette hausse intervient alors que les hôpitaux et les EHPAD sont déjà fortement fragilisés et que les équipes soignantes font face à une pression croissante. Les épisodes de canicule ne sont plus des événements exceptionnels. Ils révèlent la nécessité de renforcer durablement les capacités du système de santé et de lui…
Auteur: Charlene Catalifaud

