Ce samedi 6 décembre, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2026, les sénateurs ont adopté plusieurs amendements pour porter d’un à trois le nombre de jours de carence dans la fonction publique. La mesure, défendue par une partie de la majorité sénatoriale, une alliance de la droite et du centre, contre l’avis du gouvernement, est devenue ces dernières années un véritable marronnier budgétaire. Elle vise à aligner le secteur public sur ce qui se fait déjà dans le privé ; si la mesure est conservée dans la version finale du budget, les jours d’arrêt maladie des agents publics ne seront remboursés par l’Assurance maladie qu’à partir du quatrième jour chômé.
Les soutiens de la mesure ont fait valoir « le décrochage » entre le public et le privé en matière d’absences pour raison de santé, « avec en moyenne 14,5 jours dans le secteur public contre 11,7 jours dans le secteur privé en 2022 ». Cet écart a été mis en évidence dans un rapport conjoint de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale des affaires sociales en juillet 2024. « Il s’agit de rétablir une inégalité et d’être cohérent », a défendu le sénateur Les Indépendants Pierre-Jean Rochette, auteur de l’un des amendements adoptés. « Tomber malade, c’est bien malheureux, mais que l’on soit dans le public ou dans le privé, on doit avoir le même traitement », a-t-il fait valoir.
Des jours de…
Auteur: Romain David

