Notre solidarité va d’abord aux peuples et aux victimes. Aux habitantes d’Iran frappées par les bombardements qui payent déjà le deuil d’une oppression interne, aux populations déjà prises dans la guerre au Liban, en Irak, et dans l’ensemble de la région, mais aussi dans un génocide en Palestine, et à toutes celles et ceux qui subissent la militarisation, les destructions, les déplacements et la peur. Rien ne peut justifier les frappes contre des civils ou des infrastructures civiles. Les informations qui remontent sur les victimes civiles, y compris des enfants, imposent une exigence immédiate de vérité, de protection et de justice.
Refuser cette guerre ne signifie pas choisir un camp étatique contre un autre. Attac ne soutient ni les logiques impériales, ni les politiques autoritaires, ni les stratégies de terreur. Les guerres en Irak, Libye, Syrie ou en Afghanistan montrent que les interventions militaires extérieures ne produisent pas de transition démocratique, et qu’elles ont tendance au contraire à déboucher sur l’instabilité, la guerre civile, le terrorisme et un coût humain massif. Nous nous opposons donc pleinement au double standard et refusons l’idée qu’un peuple puisse être puni, bombardé ou placé sous menace permanente au nom du changement de régime, d’intérêts géopolitiques, mais surtout dans le but de sécuriser les flux et intérêts financiers, énergétiques, commerciaux et économiques des puissants.
Même s’il a ses imperfections, le droit international ne peut pas être à géométrie variable. On ne peut pas invoquer le droit quand cela arrange les grandes puissances et le piétiner quand il fait obstacle à leurs objectifs. Les bombardements contre l’Iran, déjà dénoncés comme illégaux par plusieurs responsables européens et contestés par des organisations de défense des droits humains, doivent cesser immédiatement. Alors que Paris a déclaré se réserver le droit…
Auteur: Attac France

