Asie-Pacifique : le PNUD veut placer le développement au cœur des stratégies de sécurité

L’insécurité n’a pas toujours le visage de la guerre. Pour des millions de personnes en Asie-Pacifique, elle s’installe dans le quotidien, puis s’aggrave au premier choc : une inondation, une vague de chaleur ou une urgence sanitaire.

« Pour beaucoup de gens, l’insécurité commence par la perte d’un emploi, une facture qu’ils ne peuvent pas payer, une arnaque en ligne ou un service public sur lequel ils ne peuvent plus compter », souligne Alexander De Croo, administrateur du PNUD, dans un communiqué 

Intitulée « Redéfinir la sécurité » (Redefining Security), l’étude élargit le champ des risques à prendre en compte. Aux « menaces militaires traditionnelles », elle ajoute les chocs climatiques, la précarité économique, la cybercriminalité, l’érosion de la confiance dans les institutions et le commerce illicite transfrontalier.

© UNDP/Omer Sadaat
À Jalalabad, en Afghanistan, des hommes apprennent la couture dans le cadre d’un projet du PNUD.

Le développement, meilleur rempart contre l’insécurité

« Ces pressions se renforcent rapidement les unes les autres, poussant les familles, les institutions et les budgets nationaux à leurs limites », alerte Alexander De Croo. Pour casser cette mécanique, il plaide pour une autre approche : « Le développement, c’est la prévention. Et la prévention est l’investissement le plus judicieux que nous puissions faire en matière de sécurité. »

De l’Iran et de l’Afghanistan jusqu’aux îles du Pacifique, le rapport décrit des gouvernements confrontés à des crises qui se chevauchent, s’alimentent mutuellement et dépassent les frontières. Faute d’anticipation, de nombreux pays restent « pris au piège d’un cycle où ils réagissent aux urgences au lieu de les prévenir ».

Le PNUD appelle donc à rapprocher politiques de développement et stratégies de…

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Auteur: Nations Unies FR