La presse, nous la défendons et nous la critiquons. La presse a-t-elle deux visages ? Est-elle une entité à deux têtes ?
A voir la façon différente de travailler des journalistes, on pourrait croire qu’il en est ainsi. Mais en fait non, il a les journalistes, la presse indépendante dont le travail est d’informer et puis de pseudo-journalistes qui diffusent ce que le pouvoir les laisse ou les invite à diffuser.
Pour confirmer cette différence, il suffit de regarder de près les textes qui guident le travail des journalistes. On les retrouve dans les chartes éthiques de la profession, des textes adaptés à cette profession reposant sur d’autres textes importants du droit international- notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme. L’un de ces textes, la Charte mondiale d’éthique des journalistes (1), a été adopté par la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) en 1954. Depuis elle a été adaptée, l’approbation de sa dernière adaptation, c’était au Congrès de Tunis en 2019.
Cette Charte comporte un Préambule et 16 articles. Elle précise les droits et les devoirs des journalistes. Le Préambule de la Charte énonce que : « La responsabilité du/de la journaliste vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, notamment à l’égard de ses employeurs et des pouvoirs publics. ». D’autres articles portent sur le respect des faits, les conflits d’intérêt, la protection des sources, la protection des conditions de travail des journalistes etc.
Julian Assange et WikiLeaks.
En fondant WikiLeaks, Julian Assange voulait en particulier protéger les sources, notamment les lanceurs d’alerte, leur permettant de révéler des éléments importants auxquels ils peuvent, par exemple, avoir accès de par leur travail. Cela sans risquer de tout perdre. C’est pour cette raison que la plate-forme WikiLeaks protège l’identité des sources en les anonymisant. Plus d’une fois, Julian…
Auteur: Marie-France DEPREZ

