L’ « American comeback tour » faisait étape sur le campus de l’Utah Valley University, à Orem, au sud de Salt Lake City, quand une balle a atteint la gorge de Charlie Kirk, sous les yeux de 3 000 de ses soutiens. Vêtu d’un tee-shirt « Freedom » (« liberté »), le polémiste ultraconservateur et très influent au sein de la jeunesse trumpiste, s’est effondré sous la tente floquée de son célèbre mantra « Prove me wrong » (« Démontre que j’ai tort »). Le suspect principal vient d’être arrêté selon les dernières annonces du FBI.
Son assassinat rappelle « la violence intrinsèque aux États-Unis », affirme Alexis Pichard, chercheur en politique américaine à l’université Paris Nanterre et autour de Trump et les médias, l’illusion d’une guerre ? (Éditions VA, 2000).
Onde de choc dans la galaxie MAGA
« Le grand, et même légendaire, Charlie Kirk est mort », a déploré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, « personne ne comprenait, ni n’avait le cœur de la jeunesse des États-Unis mieux que Charlie. Il était aimé et admiré de tous, surtout de moi, et maintenant, il n’est plus parmi nous ».
Ce chrétien évangélique âgé d’une trentaine d’années, aimait confronter « les gauchistes et les intellos », usant d’une répartie aiguisée par les débats, et envoyant pêle-mêle ses offensives sur les questions d’avortement, de genre ou d’immigration. « Turning Point USA », dont il était le chef de…
Auteur: Aglaée Marchand

