Collaboration entre la police et la presse d’extrême droite et harcèlement en meute de la sœur de la victime dès le jour du crime
Tragédie absolue à Épinay-sur-Orge, banlieue pavillonnaire située dans l’Essonne. Le corps sans vie de Louise, 11 ans, a été retrouvé dans un bois samedi 8 février. La veille, l’adolescente n’était pas rentrée chez elle à la sortie du collège. Sa sœur avait rapidement appelé à l’aide sur les réseaux sociaux.
D’importantes recherches ont été lancées, mobilisant plus de 120 policiers, un hélicoptère, des drones et la brigade cynophile, pour retrouver le ou les auteurs de ce crime abominable. Alors que le décès de son enfant venait d’être confirmé, le père de la petite Louise a trouvé la force de faire savoir que la famille souhaitait «qu’aucune récupération politique ne soit réalisée sur (leur) malheur». Des mots relayés sur les réseaux sociaux par l’animateur de télévision Christophe Beaugrand-Gerin, qui précise être un proche de la famille.
Cette demande n’a pas été écoutée. Les fascistes se sont précipités sur le cadavre de l’enfant et ont piétiné la souffrance indicible d’une famille.
En premier lieu, l’abject média baptisé Frontières. Autrefois nommé «Livre Noir», il s’agit d’un média identitaire et pro-Poutine, fondé en 2021 avec le soutien financier de riches mécènes d’extrême droite, pour pousser la candidature de Zemmour à la dernière présidentielle. En octobre 2023, le secrétaire général du «Livre noir» était condamné pour des violences sur sa compagne. En juin 2024, le média changeait de nom pour «Frontières» et disait vouloir «peser encore davantage dans le paysage médiatique».
C’est ce média qui a immédiatement diffusé le nom, à consonance maghrébine, d’un suspect arrêté, en soulignant son «origine nord-africaine» et son casier judiciaire. Cet homme avait été arrêté le jour même du décès de…
Auteur: B

