Rassemblement contre les crimes transphobes à Montpellier, le 20 novembre 2019. Image d’illustration
Mercredi 12 août, le corps sans vie de l’influenceuse Sonia Bellina était retrouvé entre des rangs de vignes à Saint-Gilles dans le Gard. Le lendemain, à Montpellier, une femme transgenre était ciblée par une agression menée avec des tessons de bouteilles en verre, après une tentative de viol. Une semaine plus tard, les réactions aux deux affaires en disent long sur l’état d’esprit de certaines parties de la société française.
Sinistre découverte mercredi 12 août près de la ville gardoise de Saint-Gilles. Le corps à moitié calciné et dénudé de l’influenceuse Sonia Bellina y a été découvert au milieu des vignes.
« Les gens vont trop loin, c’est affreux et ils racontent n’importe quoi »
La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac,
confirmait ce mercredi 19 août que le corps était bien celui de la jeune femme, signalée disparue par des membres de sa famille quelques jours avant.
« Les enquêteurs de la section de recherches de Nîmes viennent de procéder ce jour à l’interpellation de deux hommes, qui ont été placés en garde à vue en raison d’éléments laissant suspecter leur participation aux faits, directe ou indirecte », a annoncé la procureure.
Une semaine après la découverte du corps, une proche se présentant comme la sœur de la victime a dénoncé le harcèlement subi par sa famille.
« Les gens vont trop loin, c’est affreux et ils racontent n’importe quoi »,
déclarait-elle à Midi Libre le 17 août.
Le lendemain, mardi 18 août, Maître Mourad Battikh, avocat de la famille,
déclarait :
« Depuis plusieurs jours, des publications diffusent en masse rumeurs, spéculations, propos outrageants et mises en cause, accompagnées d’images et d’éléments relevant de la vie privée. Ces agissements ajoutent une souffrance inutile…
La suite est à lire sur: lepoing.net
Auteur: Julien Servent