La Commission d’enquête internationale continue de documenter des exactions visant particulièrement la communauté alaouite, une branche de l’islam chiite dont est issu le clan al-Assad : « meurtres, arrestations arbitraires et détentions », mais aussi confiscations et occupations des biens de ceux qui ont fui les violences de mars.
En août, un groupe armé a ainsi expulsé des habitants alaouites de Sumariya, dans la banlieue de Damas, « affirmant qu’il agissait au nom de l’État et brandissant des ordres d’expulsion », a rapporté Paulo Sérgio Pinheiro, président de la Commission.
Un climat de représailles
Des cas d’enlèvements, de passages à tabac et de mauvais traitements accompagnés d’insultes sectaires s’ajoutent à cette spirale de violences. Depuis janvier, les attaques contre les Alaouites ont culminé en mars par « le massacre généralisé et systématique de plus de 1.400 hommes, femmes et enfants en quelques jours seulement », dans les gouvernorats de Lattaquié, Tartous et Hama.
Ces crimes, commis « notamment par des membres des forces de sécurité du gouvernement provisoire », « peuvent constituer des crimes de guerre », a averti M. Pinheiro.
La Commission s’est également penchée sur les affrontements meurtriers de la mi-juillet, dans le gouvernorat de Souweïda, entre membres des communautés druze et bédouine. Ces violences ont entraîné l’intervention d’autres acteurs armés et le déplacement de près de 200.000 civils.
Des gens circulent dans une ville du gouvernorat de Souweïda.
Discours violents
« Selon nos premières informations, des centaines de personnes, principalement des Druzes, mais aussi des Bédouins et d’autres, ont été tuées ou blessées », a détaillé M. Pinheiro. Après l’entrée en scène des forces gouvernementales provisoires, des vidéos – authentifiées par la…
Auteur: Nations Unies FR

