Si la brutalité sociale d’Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs avait un nom, ne cherchez plus. Elle s’appellerait assurance chômage, cela est certain. Depuis sept ans et son arrivée à l’Élysée, le chef de l’État et ses Premiers ministres se sont attaqués, acharnés, sans scrupule, à détruire les droits des chômeurs. Un par un. Le montant de l’indemnisation, la durée d’indemnisation, la durée du travail pour ouvrir des droits, les contrôles des allocataires.
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Tout, ou presque, y est passé. Et toujours dans le même sens. Celui de la réduction méthodique des droits des chômeurs. Parce qu’avec l’assurance-chômage, le « en même temps » macroniste se transforme en une quatre voies rectilignes. L’autoroute de la brutalité sociale.
« On a l’impression d’avoir tout écrit et tout dit sur le sujet, tant les droits ont été attaqués ces sept dernières années », écrit, dans Mediapart, la journaliste Cécile Hautefeuille. Voilà des années qu’elle couvre, comme Politis, les attaques successives des gouvernements d’Emmanuel Macron sur l’assurance chômage. Et, sept ans plus tard, il faut bien le reconnaître, on ne sait plus trop quoi écrire quand plus rien, sauf la violence sociale, ne justifie les réformes du gouvernement. Même eux, ne se donne plus la peine, ou presque, de les justifier.
Prenons un exemple. Fin 2022, le gouvernement annonce une nouvelle réforme de l’assurance chômage. Nouvelle, car, déjà, une première réforme drastique était entrée en vigueur pas plus tard qu’un an auparavant. Pour justifier cette nouvelle attaque, le gouvernement s’appuie alors sur la conjoncture économique. Une assurance…
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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

