On se croirait revenus un an en arrière. Des syndicats unis qui travaillent, main dans la main, avec le groupe parlementaire Liot. Cela avait déjà été le cas en mai 2023 quand les députés du groupe du médiatique Charles de Courson avaient déposé une proposition de loi visant à abolir la réforme des retraites tout juste passée en force quelques semaines plus tôt. Un an plus tard, le sujet est autre, mais tout aussi important : la nouvelle réforme de l’assurance-chômage, annoncée par le Premier ministre, Gabriel Attal.
Malgré tout, la situation a beaucoup de similarités. Ce recours, comme en mai 2023, apparaît comme être la dernière chance plausible – même si peu probable – d’entraver les plans du gouvernement. Car celui-ci vient d’annoncer les contours de sa nouvelle réforme. Et elle est brutale, très brutale, prévoyant 3,6 milliards d’économies. « La plus violente réforme de tous les temps », s’alarme la CGT dans un communiqué de presse.
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Un exploit, presque, tant les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron ont, depuis 2017, taillé férocement dans l’assurance-chômage. Sans que cela calme leurs ardeurs antisociales. Cette fois, c’est la durée d’affiliation qui va s’allonger. Alors qu’aujourd’hui il faut avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers, il faudra désormais avoir travaillé 8 mois sur les 20 derniers. Un changement qui affectera la durée maximale d’indemnisation, qui passera alors à 15 mois (contre 18 aujourd’hui). « J’assume », soutient Gabriel Attal dans La Tribune dimanche.
Une atteinte directe aux jeunes, et aux plus précaires, qui enchaînent les contrats courts, selon une étude de…
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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

