Athlétisme, gym, natation : que dit le tableau des médailles des JO 2024 de la mondialisation du sport ?

Les 17 jours de fête olympique viennent de s’achever et c’est l’heure des bilans. Nul doute que le « tableau des médailles », qui nous a tenus en haleine pendant plus de deux semaines, va être utilisé par certaines fédérations sportives et certains gouvernements pour vanter leur action. Il est devenu un outil géopolitique et un élément de soft power, à usage international, pour montrer la puissance des nations, et interne, pour vanter la politique des gouvernements.

On a pu constater aussi à quel point, dans l’analyse des résultats des différents pays, l’absence de la Russie, et accessoirement de la Biélorussie, a été passée sous silence ou presque. La première avait terminé quatrième au « tableau des médailles » à Londres en 2012 et à Rio en 2016, cinquième en 2021 sous le nom de « comité olympique russe ».



Cet événement universel censé rassembler l’humanité est, paradoxalement, un stupéfiant moment de bouffées chauvines. Drapeaux, hymnes, maillots, système de sélection, composition des jurys… tout cela nous rappelle en permanence le maillage étatique du Monde. Dans ce concert nationaliste, l’Union européenne n’existe pas.

Je n’aurai pas la prétention ici d’analyser l’ensemble des résultats en utilisant des outils sophistiqués. Je voudrais juste comparer sa distribution pour trois sports à la base du programme olympique depuis la rénovation des Jeux olympiques, en 1896, et considérés comme « universels » : l’athlétisme, la gymnastique artistique et rythmique et la natation (sans le plongeon et la natation synchronisée).

L’athlé, sport le plus mondialisé

Le classement des médailles est souvent discuté, réducteur dans son approche, puisqu’il ne prend en compte que les trois premiers, et incertain, car il met sur un pied d’égalité tous les sports, qu’ils soient individuels ou collectifs, que l’on soit seul ou toute une équipe sur le terrain….

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Auteur: Jean-Christophe Gay, Agrégé de géographie, directeur scientifique de l’Institut du tourisme Côte d’Azur (ITCA), professeur des universités à l’IAE Nice, Unité de Recherches Migrations et Société, Université Côte d’Azur

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