Un socialiste qui a faim est-il un socialiste frondeur ? Si le nouvel épisode de la longue série (on ne compte plus les saisons) des psychodrames du PS n’est pas dû aux ventres laissés vides, durant l’interminable bureau national de mardi soir, les camardes n’ont rien eu à se mettre sous la dent… à part le premier secrétaire, Olivier Faure.
« C’était long, il faisait chaud, rien à manger. Ils auraient pu prévoir des pizzas… Il n’y a pas eu de pause, rien, juste de l’eau. Ce n’était pas la meilleure façon de faire une soirée apaisée », s’étonne un socialiste. « Je n’en pouvais plus ! » lâche un autre camarade, qui s’est contenté d’« un yaourt, en rentrant à (son) hôtel », après les plus de six heures de BN, qui s’est terminé après minuit et demi.
« C’est le congrès de l’Unef ! »
Face à ces socialistes qui avaient les crocs, Olivier Faure en a-t-il fait les frais ? C’est en tout cas le message que veulent faire entendre les opposants internes à la direction. Après les municipales, où les fusions d’entre-deux-tours PS/LFI ont été mises en cause, le BN a été l’occasion des règlements de compte, comme nous l’annonçaient avant le conclave les opposants au premier secrétaire.
C’est une forme de renversement d’alliance qui s’est opéré. Alors que le courant d’Olivier Faure (texte d’orientation A, TOA) avait obtenu la majorité lors du congrès de Nancy, en juin dernier, grâce à…
Auteur: François Vignal

