Atmosphère politique aux États-Unis : voici ce qu’on peut apprendre du laboratoire de l’Allemagne de l’entre-deux-guerres

« Ce sera la fin de la démocratie. » Telle est la réponse cinglante que le sénateur américain Bernie a servi au Guardian qui lui demandait ce qui se passerait en cas de victoire électorale de Donald Trump en 2025.

Le professeur David Dyzenhaus livrera ses réflexions sur la politique et l’état de droit lors d’un entretien avec Scott White, rédacteur en chef de La Conversation Canada. Cliquez ici pour vous inscrire gratuitement à l’événement.

Notre défi, a-t-il expliqué, « sera de démontrer au peuple qu’un gouvernement démocratique peut répondre à leurs besoins essentiels. Si nous y parvenons, nous vaincrons Trump. Si nous échouons, alors ce sera la République de Weimar ».

Bernie Sanders fait allusion aux dernières années de la première expérience démocratique de l’Allemagne qui a vu la montée en puissance du futur dictateur dans un climat d’extrême polarisation politique et de grogne sociale.

Si ce rapprochement est juste pour la plupart des démocraties occidentales, le sénateur se trompe sur un point : les États-Unis sont déjà bien engagés dans ce qui ressemble au crépuscule de la République de Weimar.

En tant que spécialiste du droit, en particulier de l’État de droit, j’étudie la nature du droit et sa relation avec le politique. Auteur d’un ouvrage sur ces questions dans l’Allemagne préhitlérienne, je suis d’avis que cette période éclaire de manière pertinente ce qui se passe aux États-Unis et dans d’autres démocraties occidentales (y compris au Canada).

Polarisation dans l’entre-deux-guerres

Naturellement, il y a quelques différences importantes.

En Allemagne, la principale ligne de fracture de la polarisation politique opposait l’extrême droite, dominée par le parti nazi, et une extrême gauche communiste. Or, ces deux partis se sont présentés aux élections dans l’intention expresse de détruire la démocratie.

Aux États-Unis, la principale ligne de faille…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: David Dyzenhaus, Professor of Law and Philosophy, University of Toronto

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