Désormais, impossible de s’imaginer encore que les catastrophes du réchauffement climatique ne touchent que des régions lointaines, en Asie ou en Afrique, les désastres s’installent ici aussi pour de bon et reviendront peu ou prou chaque année en empirant graduellement si rien ne change au fond.
Va-t-on rester englué dans la résignation, l’espoir insensé dans des réformes de la civilisation industrielle, l’attente d’impossibles, et indésirables, miracles technologiques, le repli dans le survivalisme bricolé à courte vue, le « après moi le déluge », la surenchère suicidaire dans l’accélération du modèle de société cause des ravages (avec force IA, croissance, compétitivité, SUV, robots, armements, autoritarisme…), la croyance dans le possible « bon usage » socialiste des technologies et entreprises qui détruisent le monde, ou davantage de personnes vont s’orienter vers la rupture radicale, donc l’insurection et l’action révolutionnaire ?
Préfère t-on la certitude des atrocités et carnages en restant dans la familiarité facile du connu de la civilisation industrielle OU les incertitudes et les inconnus des difficiles basculements révolutionnaires qui seuls pourraient pourtant nous orienter vers des sociétés vivables et soutenables ?
Les mois et années à venir vont-ils apporter d’autres réponses et actions que l’attentisme, la répétition d’actions vouées à l’échec (comme les « marches climat »), les fameux « petits pas » ou un alternativisme coupé de toute action révolutionnaire collective), la foi électorale, ou le fait de laisser se démerder seules de trop petites minorités subversives ?
« Au terme d’un été marqué par les canicules répétées et les incendies ravageurs, la prise de conscience est encore faible et l’impréparation totale »
Judith Rainhorn,…
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