L’Europe se réchauffe plus vite qu’imaginé/prévu, et les atrocités climatiques qu’on pensait réservées à des pays lointains frappent ici aussi, avec des canicules et une sécheresse historiques.
Pour autant, rien ne garanti des actions et révoltes à la hauteur de la réalité, comme constaté après les incendies meurtriers de 2019 en Californie (voir plus bas).
Pourtant, tant qu’on n’agira pas fermement pour démanteler la civilisation industrielle, les « solutions » ne seront « que » des pis aller, des écrans de fumée, des moyens de retarder les désastres, des astuces pour y survivre moins mal et plus longtemps. Sans parler des greenwashing et autres transformations pseudo « verdissantes » de l’appareil techno-industriel à coup de SUV électriques, d’IA et data center, de nucléaire, d’énergies industrielles photovoltaïques et éoliennes… De même, climatiser partout et imposer des tas de mégabassines n’arrêtera pas l’écocide et le réchauffement climatique, bien au contraire.
En l’absence de transformations radicales collectives, le système D et le business as usual dominent, d’autant que le régime adopte une loi « urgence agricole » qui accélére la mise en tension de l’eau et continue les ravages de l’agro-industrie.
On est comme des prisonniers en sursis, condamnés à mort par le techno-capitalisme, qui préfèrent encore la torture, la brutalisation, la prison et l’exécution sommaire que l’insurrection collective et l’évasion libératrice. Il n’y a pas de solutions individuelles dans les cellules sécurisées (et climatisées pour les plus riches) de la civilisation industrielle. Certes la révolution est dangereuse et incertaine, mais la soumission l’est bien davantage et mène, elle à la destruction généralisée.
Aux autres dépendances technologiques s’ajoutent à présent la dépendance à la climatisation et aux ventilateurs électriques. Et en cas de panne…
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