Comme deux autres organisations engagées pour la justice sociale et climatique (Extinction Rebellion et Dernière rénovation), Attac a reçu ces derniers jours une convocation de l’Assemblée nationale pour la date du 26 juin, dans le cadre d’une commission d’enquête.
Celle-ci porte « sur la structuration, le financement, les moyens et les modalités d’action des groupuscules auteurs de violences à l’occasion des manifestations et rassemblements intervenus entre le 16 mars et le 3 mai 2023 ainsi que sur le déroulement de ces manifestations et rassemblements ».
La convocation d’Attac a finalement été repoussée au 18 juillet, les deux autres restent inchangées. Ces convocations s’ajoutent aux nombreuses tentatives d’intimidation et de criminalisation des mouvements sociaux et écologistes de la part du gouvernement.
Gérald Darmanin avait déjà qualifié d’éco-terroristes les manifestant·es contre la méga-bassine de Sainte-Soline, puis remis en cause les subventions de la Ligue des droits de l’Homme. Le gouvernement a franchi une nouvelle ligne rouge en arrêtant une quinzaine de militants écologistes et en annonçant la dissolution des Soulèvements de la Terre.
Nous apprenons aujourd’hui que l’association Anticor se voyait retirer son agrément lui permettant de remplir sa mission de lutte contre la corruption et de porter plainte au nom de l’intérêt général.
Ce sont désormais trois autres associations, Attac, Extinction Rebellion et Dernière rénovation, qui sont désormais également dans le viseur, étant associée de manière à peine voilée à l’organisation de « violences » lors des manifestations et rassemblements.
Le gouvernement semble déterminé à réprimer les mobilisations écologistes. Au point que plusieurs associations du mouvement écologiste dont Attac posent la question aujourd’hui dans une tribune publiée sur Politis : « Peut-on encore désobéir ? ».
Depuis 25 ans, notre…
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Auteur: Attac France

