Ce dimanche 25 août, le Hezbollah a lancé des centaines de roquettes et des drones en direction d’Israël, dans les régions de Galilée et du plateau du Golan. Une attaque « achevée avec succès », a estimé la milice chiite libanaise dans un communiqué, destinée à venger la mort de Fouad Chokr, l’un de ses hauts chefs militaires, tué dans une frappe israélienne le 30 juillet dernier.
Un succès très largement relativisé par l’armée israélienne, qui affirme de son côté avoir lancé des frappes préventives pour déjouer l’opération, détruisant « des milliers de rampes de lancement de roquettes ». Après les échanges de tirs, c’est donc une bataille des narratifs qui s’engage.
« Aucune des deux parties n’a envie de s’engager dans une guerre totale »
« Chacun, à sa manière, présente aujourd’hui cet épisode comme un succès », observe David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l’Institut de recherches internationales et stratégiques (IRIS). En réalité, l’opération du Hezbollah semble avoir été massivement déjouée. « Faute de mieux, face à l’efficacité probable des frappes préventives israéliennes, le Hezbollah aurait, selon ses dires, lancé plus de 300 roquettes dans le nord du pays. Mais ce n’est probablement pas ce qui était prévu initialement », analyse le spécialiste du Moyen-Orient.
Au cours d’une allocution télévisée, le chef de la milice Hassan Nasrallah a en effet annoncé que la…
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Auteur: Rose Amélie Becel

