Il n’est pas anodin qu’une ancienne présidente régionale du CRIF, Nicole Yardeni, ait revendiqué sa participation à cette action, et qu’elle ait été immédiatement soutenue sur Twitter par le président actuel du CRIF, Yonathan Arfi.
Rappelons que Salah Hamouri est un avocat franco-palestinien, déporté de Jérusalem par Israël en décembre dernier après des années d’emprisonnement et de détentions arbitraires. En 2004, Salah Hamouri avait été contraint d’accepter un « plaider coupable » devant la justice militaire d’occupation, une pratique courante de celle-ci, avec à la clé un doublement de la peine en cas de refus. Faut-il préciser que cette justice militaire d’occupation n’a de « justice » que le nom, et que la quasi-totalité des Palestiniens qui passent devant ses tribunaux sont condamnés, le plus souvent sans aucune preuve ?
Le CRIF est partie prenante d’une campagne haineuse de dénigrement menée actuellement contre Salah Hamouri, une campagne qui reprend mot pour mot le narratif du pouvoir israélien d’extrême-droite. Au nom de quoi une organisation française communautaire se fait elle ainsi le relai du pouvoir d’un pays tiers, qui opprime le peuple palestinien, dont Salah Hamouri, qui est aussi notre compatriote, fait partie ? Cet acharnement n’a qu’un seul but : tenter de le faire taire, lui et toutes celles et ceux qui veulent défendre les droits humains en Palestine.
Qui s’en souvient ? Le CRIF est né de la résistance à l’occupation nazie, et c’est de ce passé qu’il tenait une part de son autorité morale… Son glissement vers le soutien inconditionnel à la politique israélienne a été progressif, et ne l’a pas empêché, vers la fin des années 90, d’avoir des positions différentes.
L’alignement sur le pouvoir israélien, amorcé au début des années 2000, est maintenant total. Le CRIF n’a pas hésité, il y a quelques années, à participer à…
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Auteur: IAATA

