Attaque russe : quel avenir pour l'accord sur l'uranium entre la France et la Russie ?

Usine de retraitement de La Hague, en 2008, alors Areva. – Wikimedia Commons/CC BY-SA 2.0 FR/Jean-Marie Taillat

La France va-t-elle interrompre son accord sur l’uranium avec la Russie, comme sanction à l’invasion de régions ukrainiennes par la Russie le 24 février au matin ? C’est la question que pose l’association Robin des bois dans un communiqué publié le même jour.

Depuis 2021, la France expédie de l’uranium de retraitement en Russie. L’uranium de retraitement (URT) est un déchet radioactif issu des installations de La Hague, en Normandie. On peut le convertir en combustible nucléaire utilisable dans des réacteurs nucléaires adaptés à cette fin. Mais les stocks s’accumulent en France, pour environ 33 000 tonnes et il n’y a pas d’usine de conversion, alors qu’il en existe une à Tomsk, en Russie. EDF, avec l’entreprise russe Tenex, et Orano, avec Rosatom, ont ainsi passé des contrats d’expédition d’environ 1 000 tonnes par an d’URT.

Dans une déclaration diffusée le 24 février, M. Macron a dit que « les sanctions portées à la Russie seront à la hauteur de l’agression dont elle se rend coupable ».

Reporterre a interrogé l’Élysée, ainsi qu’EDF et Orano, pour savoir si ces contrats sur l’uranium allaient être suspendus en réaction à l’agression russe contre l’Ukraine. Orano nous a répondu qu’ils ne pouvaient donner suite pour l’instant, étant dans une « quiet period » (période calme).

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Auteur: Reporterre