Ce message n’est malheureusement pas plus délirant que le climat qui s’installe ces derniers jours en France, au nom du soutien « inconditionnel » à l’État d’Israël. Après la répression du mouvement sur les retraites, de Sainte-Soline et de la révolte des banlieues, les événements au Proche-Orient semblent être une autre occasion, pour les autorités françaises, de franchir des paliers supplémentaires vers la dictature. Toutes les digues ont explosé, tout semble permis pour les autocrates.
Dissolutions et terrorisme
Le 9 octobre, Gérald Darmanin annonce que des « procédures de dissolution » sont étudiées à l’encontre des collectifs qui soutiennent la Palestine. Il évoque aussi une « résurgence d’actes » qu’il qualifie « d’antisémites » dans toute la France. Dans la liste de ces actes qu’il compte poursuivre, il évoque le « déploiement de banderoles de soutien aux Palestiniens », des « propos appelant à l’Intifada » et des « affichettes en soutien aux palestiniens ». Une criminalisation inédite de la cause palestinienne. Le même ministre annonce que le porte-parole du NPA, Philippe Poutou, est visé par une enquête pour « apologie du terrorisme » après avoir dénoncé les bombardements sur Gaza.
Dans cette surenchère, tout le monde tente de battre de nouveaux records. Le sénateur Les Républicain Stéphane Le Rudulier réclame à Élisabeth Borne la dissolution du NPA mais aussi de La France Insoumise, premier parti de gauche en France, du groupe antifasciste la Jeune Garde et du collectif des Indigènes de la République, eux aussi pour « apologie du terrorisme et antisémitisme ». Il demande également la levée de l’immunité parlementaire de Mathilde Panot. Elle doit être poursuivie pour « apologie du terrorisme ». Son collègue Éric Ciotti demande la levée de l’immunité parlementaire du député insoumis Louis Boyard, lui aussi accusé d’« apologie du…
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Auteur: Contre Attaque

