Attentat de Trappes : en France, les meurtres racistes d’extrême droite se multiplient

L’extrême droite était de sortie pour la manifestation du samedi 24 octobre. Dans une quinzaine de villes, parmi lesquelles Lyon, Nice, Bordeaux, Montpellier ou encore Dijon, des militants d’extrême droite ont attaqué les cortèges syndicaux. Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos montrent des hommes masqués s’en prendre aux manifestant·es, sous le regard des forces de l’ordre, impassibles face à la violence des identitaires, comme le montre une vidéo de Blast à Rouen.

Cette passivité policière interroge alors que Mediapart s’est procuré une autre vidéo où l’on voit des hommes cagoulés lançant des projectiles sur des manifestant·es avant de se réfugier derrière un cordon de CRS, à Nancy. Les forces de l’ordre ont ensuite chargé les manifestant·es sous les applaudissements des hommes masqués.

La veille, l’idéologie raciste, prônée par ces groupuscules d’extrême droite, a fait une victime : Pengo Bossio Wangi. Cet espoir des arts martiaux mixtes (MMA) de 26 ans a été tué à Trappes lors d’une attaque terroriste raciste parce qu’il était noir. Cinq autres personnes, dont une enfant de 12 ans, ont également été blessées dans l’attentat survenu dans la commune des Yvelines et dans la ville voisine de La Verrière.

Le terroriste présumé, Kevin T., qui a visé des « Noirs » et des « Arabes » en réponse aux pillages du 17 octobre, se serait radicalisé en regardant les chaînes d’information en continu, d’après le témoignage d’une personne de son entourage, interrogée par Radio Nova.

La deuxième victime du terrorisme d’extrême droite depuis l’ouverture du parquet antiterroriste

Peu après ce meurtre, Emmanuel Macron a suscité l’indignation en déclarant qu’il s’agissait du « premier » acte terroriste « en raison de la couleur de peau ou de la religion » en France. Mais le président semble avoir oublié que Pengo Bossio Wangi n’est pas la première victime d’un…

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Auteur: Orlando Vinson