Lorsque le détective le plus célèbre de la fiction, Sherlock Holmes, devait résoudre un crime, il faisait appel à son sens aigu de l’observation et à sa profonde compréhension de la nature humaine. Il a utilisé cette combinaison plus d’une fois lorsqu’il a affronté son ennemi juré, le Dr James Moriarty, un méchant habile à exploiter les faiblesses humaines à son profit.
Cette bataille classique illustre bien la lutte contemporaine contre la cybercriminalité. Comme Moriarty, les cybercriminels utilisent des stratégies astucieuses pour exploiter les vulnérabilités psychologiques de leurs victimes. Ils envoient des courriels ou des messages trompeurs qui semblent provenir de sources fiables telles que des banques, des employeurs ou des amis. Ces messages contiennent souvent des demandes urgentes ou des informations alarmantes afin de provoquer une réaction immédiate.
Par exemple, un courriel de phishing peut prétendre qu’il y a eu une activité suspecte sur le compte bancaire de la victime et l’inviter à cliquer sur un lien pour vérifier les détails de son compte. Une fois que la victime a cliqué sur le lien et saisi ses informations, les escrocs s’emparent de ses données d’identification pour les utiliser à des fins malveillantes. Ou bien des personnes sont manipulées pour divulguer des informations confidentielles afin de compromettre leur propre sécurité ou celle d’une entreprise.
Holmes a dû se montrer plus malin que Moriarty en comprenant et en anticipant ses manœuvres. Les équipes de cybersécurité modernes et les utilisateurs doivent rester vigilants et proactifs pour déjouer les cybercriminels qui affinent sans cesse leurs tactiques trompeuses.
Et si ceux qui tentent de prévenir la cybercriminalité pouvaient exploiter les compétences de Holmes ? Ces compétences pourraient-elles compléter les méthodes existantes d’identification des menaces potentielles, davantage axées sur les données ? Je suis…
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Auteur: Rennie Naidoo, Professor of Information Systems, University of the Witwatersrand

