Au bord du gouffre, les agences de la transition écologique entrent en lutte

Bourse du travail (Paris), reportage

Pour la dernière fois sous la présidence d’Emmanuel Macron, le gouvernement ne prévoit toujours pas d’effort financier massif pour s’adapter au dérèglement climatique. Au contraire, il poursuit l’affaiblissement des agences et établissements publics liés à la transition écologique, sociale et sanitaire. Nouvelle preuve avec le budget 2027, présenté le 1er octobre.

Concernant le ministère de la Transition écologique, 126 postes sont supprimés dans les services de l’État et 238 dans les établissements publics. Dans le détail, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) perd 60 postes, l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) 25, l’Office français de la biodiversité (OFB) 24, l’Agence de la transition écologique (Ademe) 16, les agences de l’eau 15, les parcs nationaux 10 et l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) 5.

Contre ces nouvelles mesures d’austérité, les syndicats d’une vingtaine d’agences et d’opérateurs de l’État réunis dans le Collectif des agences en lutte ont organisé une assemblée générale, à la Bourse du travail à Paris, le 5 octobre. Près d’une centaine de salariés de l’Institut Paris Région, Santé publique France, l’Anses ou l’IGN, dont beaucoup avaient revêtu leur gilet rouge et jaune de la CGT, étaient réunis.

Né en novembre 2025, ce collectif intersyndical entend faire front face aux « backlash » écologique et social particulièrement violent ces derniers mois.

Le Cerema en cessation de paiement en 2027

Parmi toutes les agences ou établissements publics, c’est le Cerema qui paie le plus lourd tribut : 60 suppressions de postes sont prévues pour l’an prochain. Le centre d’études apporte aux collectivités l’expertise publique pour adapter routes, bâtiments et villes au climat….

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Jeanne Cassard, Mathieu Génon