« Nous sommes la continuité de la lutte de nos ancêtres », tonne Txai Suruí au micro, sous le chapiteau de la Coordination des organisations autochtones de l’Amazonie brésilienne. Devant elle, un parterre de militants qui brandissent leur téléphone pour immortaliser la prise de parole de la « Greta Thunberg d’Amérique latine ».
La jeune femme a été la première autochtone brésilienne à s’exprimer en ouverture d’une conférence des parties à la convention des Nations unies sur les changements climatiques (COP). Son intervention à Glasgow, en 2021, a marqué les esprits. « C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à utiliser les réseaux sociaux, pour souligner l’importance que nous, jeunes autochtones, soyons présents dans les instances internationales », retrace-t-elle en ajustant sa coiffe de plumes jaunes et turquoise. Sur son profil Instagram, suivi par 139 000 personnes, une mosaïque de vidéos explicatives et d’extraits de discours politiques.
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Ce 26 avril, Txai, 27 ans, participe à la plus grande mobilisation autochtone du monde, l’Acampamento Terra Livre (ATL). Une fois par an, depuis deux décennies, les peuples originels de tout le Brésil plantent leurs tentes à quelques pas de la place des Trois-Pouvoirs, à Brasília, pour une occupation géante. Objectif : au pied des édifices abritant les instances fédérales supérieures des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, défendre les droits des peuples autochtones en interpellant les acteurs politiques sur leur terrain.
Au programme, des manifestations pour revendiquer la démarcation des terres ancestrales, des hommages et des activités culturelles….
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Auteur: Anaïs Richard

