Les dirigeants arabes étaient réunis au Caire pour définir un projet d’avenir commun à Gaza, quelques semaines après l’évocation par le Président américain, Donald Trump, d’une possible prise de contrôle de l’enclave palestinienne par les États-Unis, suivie d’une expulsion de sa population.
Dans un discours prononcé lors du sommet, António Guterres a semblé rejeter l’option envisagée par l’administration américaine, avec l’appui du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
« Gaza doit rester partie intégrante d’un État palestinien indépendant, démocratique et souverain, sans réduction de son territoire ni transfert forcé de sa population », a-t-il estimé.
M. Guterres a appelé Israël, en tant que puissance occupante, à veiller au respect de ses obligations du point de vue du droit international.
« Cela implique de rejeter toute forme de nettoyage ethnique », a-t-il précisé.
Des négociations dans l’impasse
Le sommet du Caire a débuté alors que les négociations entre Israël et le Hamas sur la suite à donner à l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza, le 19 janvier, sont au point mort.
Dans ces remarques, M. Guterres a toutefois salué l’accalmie des dernières semaines.
« Nous avons constaté une amélioration significative de la situation en ce qui concerne l’accord sur le cessez-le-feu et les otages », a-t-il dit.
La première phase de l’accord prévoyait en effet la libération par le Hamas d’un certain nombre d’otages israéliens retenus à Gaza, en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Le Secrétaire général a exhorté les deux parties à respecter leurs engagements et à les mettre en œuvre dans leur intégralité afin d’éviter « à tout prix » une reprise des hostilités, qui ne ferait selon lui que prolonger la souffrance de millions d’habitants à Gaza et déstabiliser encore davantage la région.
« Il faut reprendre sans délai…
Auteur: Nations Unies FR

