Dès le lendemain de l’élection de José Antonio Kast, ce lundi 15 décembre, les messages de résistance face au nouveau président d’extrême droite au Chili se sont multipliés. Son adversaire Jeannette Jara, candidate de la coalition de centre-gauche, a donné le ton : « Devant tout recul sur les droits sociaux acquis, il y aura une opposition ferme ».
José Antonio Kast, avocat de 59 ans qui a fondé en 2019 le parti Républicain (extrême droite), briguait la présidence de la république chilienne pour la troisième fois. Conseiller municipal puis député, José Antonio Kast s’était présenté à l’élection présidentielle pour la première fois en 2017.
Il n’avait alors obtenu que 8 % des voix. En 2021, il avait perdu face à l’actuel président progressiste Gabriel Boric. Mais cette troisième candidature était la bonne. José Antonio Kast a récolté 58 % des voix face à la candidate de la coalition de centre-gauche Jeannette Jara qui n’a rassemblé que 42 % des suffrages.
Fils d’un soldat nazi émigré au Chili après la Seconde Guerre mondiale et admirateur du dictateur Augusto Pinochet, José Antonio Kast a axé sa campagne sur la hausse de la criminalité ainsi que celle de la migration, en promettant l’expulsion de 337 000 personnes en situation irrégulière.
Il propose « un gouvernement d’urgence » face à un pays qui, selon lui, « tombe en ruines » sur le plan sécuritaire, économique et social. L’ultra-conservateur refuse l’étiquette d’extrême droite mais s’identifie aux politiques de Donald Trump, Javier Milei ou Georgia Meloni. « Nos idées ont déjà gagné : aux États-Unis, en Italie, en Argentine », a-t-il déclaré au cours d’une interview en début d’année.
Auteur: Marion Esnault (Le Courrier)


