Au Chili, réunion de l’Internationale réactionnaire pour «lutter contre le wokisme, le progressisme et le communisme»


Des milliers de personnes manifestent contre l’extrême droite et affrontent la police


Ce jeudi 3 septembre, la capitale du Chili ressemblait à un musée des horreurs pour la cinquième édition des rencontres du «forum de Madrid». Il s’agit de discussions de réseaux et de responsables politiques d’extrême droite venus du monde entier pour se coordonner. On y retrouve des dirigeants d’Amérique Latine, d’Europe, des États-Unis et d’Israël. À la manœuvre, le Parti espagnol Vox, ami du clan Le Pen. Ces dignes héritiers du Franquisme désirent consolider la collaboration du camp réactionnaire contre la gauche à l’échelle internationale, et tissent des liens de l’autre côté de l’Atlantique.

Le forum se présente comme un espace de «défense de la liberté, de la démocratie et de la souveraineté des nations», une véritable fake new. Le précédent sommet, en 2025 à Asunción au Paraguay, affichait un objectif clair et assumé : «la défaite du socialisme». Au programme des sujets abordés, la «défense de la civilisation occidentale» et le renforcement de «la bataille culturelle face au wokisme, au progressisme et au néo-marxisme». Des thématiques n’ayant rien à voir avec une quelconque défense de la démocratie. Aucune raison que les discussions au Chili ne suivent pas la même trajectoire.

Mais à Santiago, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer ce forum. Les cortèges, initiés par des collectifs étudiants et féministes, se sont heurtés à la police, des tirs de canons à eau faisant face aux pavés et feux d’artifice. Dans ce pays marqué au fer rouge par le coup d’État militaire de 1973, où l’extrême droite vient de revenir au pouvoir malgré d’importants mouvements sociaux depuis 2019, ce forum est une provocation.

Et le président Argentin Javier Milei a soufflé sur les braises, en félicitant la…

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Auteur: B