Habituellement dédié aux numéros de clowns et d’acrobates, le Cirque d’Hiver s’est offert, ce mardi 10 février, une autre forme de spectacle. Ce sont deux anciens Premiers ministres qui s’y partagent la scène. Édouard Philippe et Gabriel Attal, côte à côte, fait suffisamment rare pour être souligné, sont venus prêter main-forte à Pierre-Yves Bournazel. À un peu plus d’un mois du premier tour des municipales parisiennes, le candidat centriste joue gros. Très gros. Dans les gradins, entre 1 500 et 2 000 personnes. Des militants, des curieux, des élus, beaucoup de cadres parisiens. Sur scène, une ambiance presque de concert avant l’heure : une bassiste, une batterie, une chanteuse qui revisite les tubes du moment. Et juste avant son arrivée le fameux : Freed from Desire, qui anime la salle jusqu’au banc des VIP, avec Clément Beaune, Prisca Thevenot ou Franck Riester. Plus d’une heure de musique pour faire patienter la salle, et permettre aux journalistes de s’installer tant bien que mal dans les étroits compartiments du théâtre, coincés entre caméras, fils et trépieds. La soirée est animée par Marlène Schiappa. « Merci d’être là, merci aux militants », lance-t-elle pour ouvrir le meeting. « Ce soir, vous êtes plus de 1 500. » Elle pose le slogan de la soirée : « Le vote utile, c’est le vote Bournazel. » Puis le sol s’ouvre. Une plateforme surgit par le bas de la scène. Pierre-Yves Bournazel apparaît, encadré…
Auteur: Emma Bador-Fritche

