Au cœur de la Chartreuse Terminorum, l’un des ultra-trails les plus mystérieux au monde

Chaque week-end, des dizaines de départs de courses à pied sont données sur divers formats. Avec eux déferlent des vagues de finishers.

Le trail running, course pédestre sur sentier, apparait comme l’actuelle figure de proue de cet engouement. Selon une étude de l’International Trail Running Association, menée auprès de plusieurs milliers de pratiquants, 40 % de ses adeptes auraient déjà pris part à des épreuves dépassant les 100 kilomètres, aussi appelées « ultra-trails ».

Dans le cadre d’une thèse en socio-anthropologie, je me suis intéressé à ces courses au long court. Plus particulièrement à l’une d’entre elles, que personne ne finit ou presque : la Chartreuse Terminorum, en Isère.

300 kilomètres, 25 000 mètres de dénivelé, 80 heures : bienvenue à la « Barkley française », en référence à la mythique épreuve américaine, créée en 1986, dans le Tennessee.

Depuis sa naissance en 2017, 40 postulants relèvent chaque année le défi de la Chartreuse Terminorum, malgré des chances de succès minimales, autour de 2 % (les quatre premières éditions s’étant conclues sans finisher).

« Pourquoi ces athlètes se lancent-ils dans une telle course ? », vous demanderez-vous. Je vous évite un faux départ. Relâchez donc les prénotions. Déposez tous les clichés : « extrême », « dépassement », « limites ». Tous ces mots qui recouvrent trop de situations pour les éclairer vraiment. Faisons ensemble ce pas de côté.

Demandez-vous maintenant : « Comment ? » Comment ces coureurs interagissent avec cette épreuve ? Comment celle-ci leur « parle », au point qu’ils s’y préparent avec une grande exigence ?

La force de la résonance

Quiconque s’intéresse à l’engagement ne peut se borner aux liens de causalité pour expliciter une manière de faire. Pour comprendre ce qui pousse des personnes à se livrer corps et âme, il faut capter le dialogue qui les lie…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Simon Lancelevé, Doctorant en STAPS Mention « Sciences sociales du sport », Université de Strasbourg

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