Après une série de paraboles, Jésus prolonge son enseignement par de l’action. Sur des bateaux avec ses disciples, il va affronter les eaux de la mer de Galilée. Pendant que ses amis sont aux abois devant la violence des vagues et du vent, Jésus dort ! Contraste saisissant entre terreur et calme. Le Maître est rudement sorti du sommeil. Face à la nature en furie, il semble exorciser la mer comme il l’a déjà fait à Capharnaüm avec un homme possédé d’un esprit impur (1,25).
Ce geste inouï suscite une question, la seule qui s’impose : « Qui est-il donc ? » Déjà une réponse arrive du fond des âges avec le psalmiste : « C’est toi qui domines l’orgueil de la mer ; quand ses vagues se soulèvent, c’est toi qui les apaises » (88/89,10). Des vagues de toute sorte. Au moment de l’écriture, la communauté de l’évangéliste Marc était en pleine tourmente des persécutions, prisonnière de ses peurs.
Marc encourage les siens avec les actes de Jésus : toute la vie du Christ a été un dur combat contre les forces du Mal. L’affrontement le plus violent sera celui de sa propre mort. Elle peut être reconnue dans le sommeil sur le bateau. À son réveil, à sa résurrection, il est vainqueur du Mal et de la Mort. En sa personne, Dieu se manifeste avec puissance. Il nous invite à entrer dans la confiance du Fils. Devant cet Autre, nous pouvons alors engager notre personne et entendre : « N’aie pas peur ! »
Autres lectures : 2 S 12, 1-7a.10-17 ; Ps 50 (51)
Auteur: Marie Jo Guichenuy, présidente de l’association Unité Chrétienne. Lyon

