En début d’année 2024, le géophysicien Corentin Caudron prévoit de se rendre au Costa Rica, afin d’étudier les activités du volcan Poás, par la mesure d’émissions sonores dans le lac qui remplit son cratère. Il doit rejoindre une équipe de 20 personnes et rapporter des données cruciales pour la surveillance volcanique. Mais la nature en a décidé autrement.
Nous sommes le 18 février 2024. Cela fait 10 ans depuis ma première visite au Costa Rica et mes premières études sur le terrain dans ce pays connu pour d’intenses activités volcaniques. Je reviens dans ce pays fantastique avec un objectif de recherche bien identifié : mesurer l’activité du volcan Poás, qui a connu 39 épisodes éruptifs depuis 1828, et présenter mes résultats lors d’une réunion de travail internationale.
Mais cette fois, je suis confronté à un léger problème puisque la raison de ma visite s’est littéralement… évaporée.
En effet, un mois auparavant, coup de massue. Notre expérience tant attendue « tombe à l’eau ». Le lac du Poás au Costa Rica s’est complètement vaporisé suite à l’activité accrue du volcan qui a débuté il y a quelques mois. Or, mesurer des bulles avec un microphone immergé dans l’eau requiert… de l’eau.
Peter Andersen/Wikipedia, CC BY

Poás volcano AVERT field workshop report ; Conor Bacon, Fourni par l’auteur
Un peu gênant surtout que j’avais été invité à participer à cette réunion pour démontrer l’utilité d’une technique innovante, à la suite d’une longue mission au Nicaragua et au Guatemala.
Cette mission étant planifiée depuis des mois. Passée la déception, je décide de…
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Auteur: Corentin Caudron, Volcanologue, Université Libre de Bruxelles (ULB)

