La crise de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient profite plus que jamais à TotalEnergies. Le géant français des hydrocarbures a engrangé, au second trimestre 2026, 4,7 milliards d’euros de profits, soit le double de l’an dernier à la même époque. Sur la première partie de l’année, la multinationale a amassé 11,2 milliards de dollars de bénéfices (9,8 milliards d’euros), soit 72 % d’augmentation par rapport à l’année passée.
Ces bénéfices sont un résultat direct de la hausse des prix de l’essence, du diesel et du kérosène, provoquée par les difficultés d’approvisionnement engendrées par le blocage du détroit d’Ormuz. TotalEnergies a su en profiter, notamment parce qu’elle spécule sur cette hausse en achetant des stocks en bourse pour les revendre plus cher. Le cash amassé par cette activité de trading est en hausse de 35 % sur un trimestre.
L’exploitation d’énergie fossile semble avoir un bel avenir. Le pétrolier français a multiplié les chantiers, du Brésil aux États-Unis, en passant par la Libye, et vient de recevoir l’approbation du gouvernement namibien pour acquérir des parts du champ offshore Mopane. Une tendance de fond, qui attire les fonds. Selon le rapport annuel Banking on Climate Chaos publié le 9 juin par huit ONG dont Reclaim Finance, les 65 plus grandes banques mondiales ont accordé 906 milliards de dollars (796 milliards d’euros) de financements à la production ou au transport de charbon, de gaz ou de pétrole en 2025, soit une progression de 8 % en un an.
Le plafonnement des prix, goutte d’eau dans un océan de profits
Sachant qu’il faut « au moins 8 000 à 10 000 euros par hectare pour replanter du chêne et autres feuillus », selon Sylvain Angerand, directeur de l’association Canopée, l’argent de TotalEnergies pourrait — par exemple — être utile au reboisement des 45 000 hectares de forêts brûlés depuis le début de…
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