Dans ce contexte extrême, chaque opération humanitaire est complexe et fragile : rien n’est simple, chaque déplacement est ardu, chaque livraison incertaine.
Face à ces contraintes, chaque geste compte et chaque intervention, aussi fragile soit-elle, peut faire la différence pour les enfants pris au piège de la crise.
Une jeune fille creuse des trous pour créer un abri pour sa famille dans un camp de déplacés à Tawila où des centaines d’Al Fasher ont fui en sécurité.
Des enfants au bord du gouffre
Depuis Port-Soudan, une responsable de la communication du Fonds des Nations Unies pou l’enfance (UNICEF) au Soudan rappelle qu’intervenir sur le terrain reste un « travail minutieux et précaire », qu’il s’agisse d’acheminer un convoi, de soutenir une clinique ou une salle de classe.
« Mais pour les enfants du Darfour, c’est la seule différence entre être abandonnés et être secourus », a déclaré Eva Hinds lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève.
L’ampleur des déplacements, la fragmentation du conflit et l’effondrement des services essentiels ont créé une situation où chaque enfant vit au bord du gouffre.
De retour d’une mission de dix jours au Darfour, Mme Hinds semble encore marquée. « Même avec des années d’expérience dans les situations d’urgence, ce que j’ai vu là-bas ne ressemblait à rien de ce que j’avais vu auparavant », confie-t-elle.
Même avec des années d’expérience dans les situations d’urgence, ce que j’ai vu là-bas ne ressemblait à rien de ce que j’avais vu auparavant
Les routes, principalement constituées de sable et de pierres, rendent chaque déplacement particulièrement difficile. Chacun nécessite de multiples autorisations et une planification minutieuse pour assurer la sécurité des équipes.
Des milliers d’enfants sauvés
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Auteur: Nations Unies FR

