En 2024, 122 millions de personnes ont été déplacées de force – un chiffre qui devrait augmenter dans les années à venir, selon Bob Rae, président du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), lors d’une réunion sur cette question urgente jeudi à New York.
Alors que les mouvements de population deviennent de plus en plus complexes en raison des guerres qui touchent de manière disproportionnée les civils, des catastrophes climatiques, de la faim et de la pauvreté, 70 % des réfugiés vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
Droits des réfugiés
Les réponses internationales aux flux de réfugiés sont de plus en plus politisées, d’autant plus que l’aide diminue.
Plutôt que de s’attaquer aux causes profondes de ces crises, les pays du Nord se sont concentrés sur la gestion des frontières et le contrôle des flux de réfugiés, « souvent au détriment des droits des personnes en déplacement », a déclaré Filippo Grandi, chef du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), lors de la réunion de l’ECOSOC.
Selon M. Grandi, bien que la gestion des frontières soit un aspect important de la réponse des gouvernements nationaux à la crise des réfugiés, l’accent devrait plutôt être mis sur une meilleure intégration des réfugiés au sein des communautés d’accueil.
L’inclusion des réfugiés se traduit par la liberté de circulation, l’accès aux services de base tels que les soins de santé, l’éducation, les opportunités d’emploi et des documents valides leur permettant de travailler et de contribuer.
Des représentants de Colombie et de Mauritanie ont participé à cette réunion organisée par M. Rae afin d’échanger sur les meilleures façons d’aider les réfugiés et les communautés qui les accueillent, tout en trouvant des solutions à long terme à la crise des déplacements forcés.
La Colombie et la Mauritanie accueillent toutes deux des milliers de réfugiés et ont souligné…
Auteur: Nations Unies FR

