Ce nom vernaculaire n’est pas usurpé. Il décrit une plante à la résistance et à la longévité étonnantes par rapport à la finesse et l’élégance des fleurs et au somptueux feuillage, surtout lorsqu’il se renouvelle, en début de printemps, souvent tigré ou marbré de brun, cuivre ou rouge selon les variétés. En même temps s’en échappent de fines et gracieuses grappes de fleurs, sur des tiges bien droites, paraissant ne tenir qu’à un fil. La floraison a lieu en mars pour les plus hâtives jusqu’en juin pour les plus tardives. Leur hauteur varie de 10 cm à plus de 80 cm, mais la moyenne se situe entre 30 et 45 cm. Persistantes, semi-persistantes ou caduques selon les espèces, ces vivaces forment, avec les années, d’énormes touffes rondes aux feuilles en forme de cœur ou de flèche. Des plantes installées pour la vie… ou presque !
En pratique, au jardin
Si ces plantes, faciles à cultiver, tolèrent l’ombre sèche et la concurrence des racines, c’est surtout vrai pour les espèces occidentales. Leurs fleurs sont plus discrètes, mais elles supportent même les sols lourds ou légèrement calcaires. Les espèces asiatiques, plus spectaculaires, préfèrent les sols frais, surtout en été, et riches en humus. Incorporez terreau de feuilles et compost à la terre d’origine, dans le trou de plantation qui doit faire au moins trois fois en tous sens le volume de la motte, car les racines aiment s’étaler. Arrosez sans compter, et paillez. Suivez l’arrosage au début, le temps que les plantes s’installent, puis laissez-les vivre seules. Coupez les vieilles feuilles en mars, si elles sont disgracieuses, abîmées ou gênantes. Les nouvelles, plus colorées, ainsi que les fleurs sont ainsi mieux mises en valeur.
La culture en pot leur convient bien. Choisissez un contenant large, et emplissez-le d’un mélange composé de 3/4 de terreau de feuilles et de 1/4 de sable, en ajoutant deux…
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