Dans le sud du Liban, un nouvel ordre de déplacement émis par Israël pour l’ensemble de la ville de Tyr, y compris les camps de réfugiés palestiniens, menace directement près de 44.000 personnes. Selon les équipes humanitaires sur le terrain, de nombreux habitants, déplacés internes et réfugiés palestiniens demeurent toutefois sur place, faute d’alternatives viables, a indiqué le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, lors d’un point de presse à New York.
Les premières informations recueillies auprès des autorités locales et des partenaires humanitaires indiquent que la majorité des familles ont choisi de rester malgré les risques. Certaines auraient trouvé refuge plus au nord, notamment dans la ville de Saïda et dans le district du Chouf, au Mont-Liban.
Aucun mouvement massif n’a été observé dans les camps de réfugiés palestiniens au cours de la journée. Cependant, environ 10.000 personnes avaient déjà rejoint des centres d’hébergement de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) dans la région de Saïda et dans le nord du Liban à la suite d’un précédent ordre d’évacuation lancé il y a une dizaine de jours.
Les infrastructures de santé touchées
Les attaques continuent également d’affecter les services de santé. Lundi, une frappe aérienne près d’un centre de la Croix-Rouge libanaise à Tyr aurait fait cinq morts et huit blessés, dont quatre secouristes, a déclaré M. Haq.
Parallèlement, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a observé une intensification des activités militaires dans sa zone d’opérations. Selon la mission, 48 violations de l’espace aérien libanais par Israël et neuf frappes aériennes ont été recensées en une seule journée. Les Casques bleus ont également signalé des centaines de tirs provenant de positions israéliennes ainsi que plusieurs projectiles tirés depuis le nord vers le sud.
Malgré…
Auteur: Nations Unies FR

