L’ESSENTIEL
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Selon les autorités libanaises, près de 760 000 personnes ont été déplacées depuis le retour de la guerre en mars 2026, principalement dans le sud du pays et dans la banlieue sud de Beyrouth.
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Le conflit se conjugue aux crises politiques et économiques préexistantes, aggravant encore la vulnérabilité de ces personnes. Dans ce contexte, le recours au sexe transactionnel apparaît pour certaines d’entre elles comme un moyen d’assurer leur survie.
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Dans le cadre du Liminality Research Consortium, des chercheurs ont collectivement mené une étude pour dépasser les tabous entourant cette réalité afin d’étudier les conditions de vie et les expériences de ces personnes.
Les discussions autour du sexe transactionnel (ST) suscitent souvent des réactions polarisées dans le débat public, mais les expériences vécues par les personnes concernées sont d’habitude reléguées au second plan. Pourtant, l’examen de leurs parcours, souvent complexes et échappant aux grilles d’analyse traditionnelles, est d’un grand intérêt pour aborder cette problématique.
La formule « sexe transactionnel » désigne l’ensemble des activités sexuelles prodiguées en échange de bénéfices matériels ou immatériels. Notre recherche a permis d’identifier différents types de relations sexuelles transactionnelles, dont le travail du sexe (prostitution). Les relations sexuelles transactionnelles constituent un terme générique qui englobe le travail du sexe, les mariages de convenance, les relations intimes transactionnelles et les rapports sexuels transactionnels.
Notre étude menée en 2022 au Liban, ainsi qu’en Turquie, en Grèce, en Jordanie et en Suisse, confirme que le ST est une pratique courante au sein de populations vulnérables, notamment parmi les personnes réfugiées – terme utilisé dans cet article sans référence au statut juridique et désignant de façon générale les personnes migrantes et…
Auteur: Larine Fahed, Assistante de recherche, Département de médecine familiale, American University of Beirut
