Deux volontaires de la Croix-Rouge libanaise ont récemment perdu la vie : Youssef Assaf, tué lors d’une opération de secours le 9 mars, et Hassan Badawi, tué dans une frappe de drone le 12 avril.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 169 attaques contre des personnels et infrastructures de santé ont été confirmées au Liban, faisant 116 morts. Les autorités libanaises indiquent par ailleurs que plus de 3.000 personnes ont été tuées depuis l’escalade des violences en mars, malgré un cessez-le-feu fragile.
ONU Info s’est entretenu avec Thameen Al-Kheetan, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), Tommaso Della Longa, porte-parole de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), ainsi qu’Ali Saad, coordinateur de liaison pour la Croix-Rouge libanaise. Tous dénoncent une même réalité : les secouristes ne devraient jamais être pris pour cible.
Des humanitaires en ligne de mire
Du point de vue du droit international, cibler délibérément du personnel médical peut constituer un crime de guerre. Selon M. Al-Kheetan, la communauté internationale doit faire davantage pour garantir la protection des soignants dans les conflits armés.
Le HCDH « a documenté des cas où les forces israéliennes ont mené des attaques directes contre des civils, y compris du personnel médical », a-t-il affirmé, soulignant que ce type d’attaque rappelle des schémas déjà observés à Gaza et dans d’autres conflits.
Un quartier résidentiel de Beyrouth, au Liban, porte les traces de frappes de missiles.
Une image « choquante »
De retour d’une récente mission au Liban, Tommaso Della Longa raconte avoir été profondément marqué en voyant des volontaires de la Croix-Rouge enfilant des gilets pare-balles et des casques avant de…
Auteur: Nations Unies FR

