Illustration : le complexe de l’ambassade des États-Unis au Liban, la 2ème ambassade étasunienne au monde après celle de Bagdad en Irak.
Seul Israël a engagé les hostilités depuis le début du “cessez-le-feu”, et ce, à plusieurs reprises. Personne n’a riposté.
Israël a attaqué trois jours de suite des sites abritant prétendument des roquettes du Hezbollah à l’aide de bombes ou de missiles, tuant au moins quatre personnes et probablement plus. Israël a ouvert le feu sur des journalistes. Il a grièvement blessé deux personnes en deuil en tirant sur un enterrement. De nombreux rapports font état de civils libanais rentrant chez eux dans le sud du pays et soumis aux tirs des troupes israéliennes.
Cette vidéo montre les deux personnes touchées par un sniper au cours d’un enterrement. Selon un homme, les funérailles avaient été autorisées par la FINUL et l’armée libanaise.
Israël a également profité du “cessez-le-feu” pour faire progresser ses effectifs, y compris des chars, dans des villes et des villages d’où ils avaient été repoussés et qu’Israël était incapable de prendre par la force. Il a renforcé ses positions au Sud-Liban, a ordonné aux civils libanais de ne pas rentrer dans plus de soixante villages du Sud-Liban – dont aucun n’a pu être occupé de façon permanente au cours des combats – et se renforce, se réarme et se réinvestit.
Israël considère en fait le “cessez-le-feu” comme une reddition inconditionnelle. Tout cela était parfaitement prévisible, non seulement en raison du passé et du comportement habituel d’Israël, mais aussi au vu du document de “cessez-le-feu” lui-même, document extrêmement peu équitable.
Que le ministère des Affaires étrangères libanais ait signé un document de soumission aussi abject et non déguisé heurte ma sensibilité d’ancien diplomate.
Commençons par analyser le paragraphe 2 de ce document :
“2. À partir de 4 heures du matin, le 27…
Auteur: Craig MURRAY

