Les bribes d’un mouvement lycéen anti-militariste en France ?
Alors que l’Allemagne connaît de grandes manifestations de la jeunesse contre la guerre, il semblerait que des dynamiques soient aussi à l’œuvre tout près de chez nous. Au Mans et à Marseille, des centaines de lycéen·nes se sont mobilisé·es cette semaine pour dénoncer l’économie de guerre, l’impérialisme des États occidentaux et le génocide à Gaza.
Ce jeudi 5 mars, le lycée Bellevue au Mans dans la Sarthe a été bloqué toute la journée par les lycéens et lycéennes en colère contre le retour du service militaire, la militarisation de la jeunesse et les discours va-t-en-guerre du président de la République. «Dans le contexte actuel où les guerres se multiplient, le président Macron parle de réarmement, y compris démographique, de service national… On appelle la jeunesse à entrer en guerre, mais on ne veut pas être entraîné dans ces conflits qui répondent surtout à des impératifs économiques, on l’a vu récemment avec Trump» déclarait un élève présent sur le blocage au quotidien Ouest-France. Les jeunes ont aussi brandi des pancartes écrites en allemand, en écho aux mouvements en cours outre-Rhin.
Les représentants du mouvement lycéen manceau considèrent qu’une étape est franchie avec cette mobilisation. Celle-ci s’est construite, fait intéressant, de manière complètement autonome, hors des syndicats, sur les réseaux sociaux.
À Marseille, ce sont deux lycées qui ont été bloqués contre les coupes budgétaires dans leurs établissements par les élèves et les enseignant·es : Saint-Charles et Nelson Mandela.
Dans le lycée Saint-Charles situé dans le 1er arrondissement de la cité phocéenne, «les futurs élèves perdront 70 heures de cours entre la seconde et la terminale avec la suppression de la mesure de dédoublement des classes, qui permettait jusque-là d’assurer dans toutes les…
Auteur: B

