Ce n’est sans doute pas comme cela que la direction du Palais de la Porte Dorée, dans le 12e arrondissement de la capitale, imaginait la réouverture du Musée national de l’histoire de l’immigration, trois ans après sa fermeture pour travaux. Car quelques jours à peine après l’inauguration de son nouveau parcours, ce n’est déjà plus pour cela que le Palais – dont dépend le Musée –, est au centre de l’attention.
En effet, le 16 juin, dans un billet de blog publié dans Le Club de Mediapart, des conférenciers du musée expliquent comment leur profession, jusqu’ici internalisée, a été externalisée au profit d’une agence sous-traitante. « Les conférenciers vacataires, jusqu’à présent directement salariés par l’établissement public du Palais de la Porte Dorée, vont être remplacés par des intervenants de l’agence qui a remporté l’appel d’offres », dénoncent les désormais ex-conférenciers.
« J’ai donné ma dernière visite il n’y a même pas deux semaines. J’ai fondu en larmes. Personne ne m’a dit au revoir hormis le personnel de sécurité », raconte Léa*, qui travaillait depuis presque dix ans dans ce musée. Les conférenciers joints par Politis tiennent tous à rester anonymes, de peur de représailles de la part de leurs autres employeurs.
« Cette histoire d’externalisation a commencé en 2021, lorsque Pap Ndiaye est devenu le directeur du Palais de la Porte Dorée », se rappelle Anouk*, « on a alors appris qu’on allait se faire externaliser. Tout ça par des bruits de couloir. Une première violence qui n’allait malheureusement pas être la dernière. » Inquiets, les conférenciers demandent à être reçus par celui qui est désormais ministre de l’Éducation nationale.
Statut imposé de travailleur indépendant
Après un « parcours du combattant » pour obtenir une date de rendez-vous, ils alertent Pap Ndiaye sur leurs inquiétudes à l’égard du…
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Auteur: Pierre Jequier-Zalc (Politis)

