Au Portugal, « les discours de haine provoquent une amnésie dans la population »



Derniers romans traduits par Daniel Matias : Château de cartes, de Miguel Szymanski (Agullo) et Yawara, de Rodrigo Leão (Paulsen).

J’étais au Portugal début novembre, de passage chez ma famille dans une région rurale à une heure et demie au nord-est de Lisbonne. Et j’ai pu voir, comme d’habitude, les immenses panneaux publicitaires avec les slogans des candidats sur les ronds-points. Cette fois-ci, on n’y voyait pas les politiciens traités de corrompus sur les affiches du principal parti d’extrême droite portugais Chega, mais les messages étaient tout aussi démagogues. « C’est pas le Bangladesh ici », « Les Tziganes doivent respecter la loi ».

Chega prospère en prenant pour cible les immigrés, les minorités, les victimes du néolibéralisme et les élites politiques.

Il a fallu que la plateforme des droits des Tziganes porte plainte pour que ces messages disparaissent en fin d’année. Mais le mal était fait. Au nom du principe dévoyé de la liberté d’expression, Chega multiplie les dérapages depuis 2020. Sans grande réaction en haut lieu. Ce parti prospère en prenant pour cible les immigrés, les minorités, les victimes du néolibéralisme et les élites politiques.


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