Au procès du FN-RN, l’étau se resserre sur Marine Le Pen

L’audition de Marine Le Pen était attendue. Elle aura duré plus de six heures et n’aura pas permis d’entendre l’ancienne assistante parlementaire avec qui elle devait partager l’audience de ce lundi après-midi. Lors des deux premières semaines de procès, elle est intervenue à deux reprises. Au troisième jour, comme représentante de son parti, elle avait posé les bases d’une défense très politique. Le 9 octobre, elle avait demandé à intervenir pour dérouler à nouveau sa version du procès des assistants parlementaires européens fictifs du Front national (FN). On n’en était encore qu’aux généralités. Mais elle racontait ensuite au Point avoir « perçu de la part de la présidente [du tribunal] une tonalité de partialité ».


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Hier, c’est sur le fond du dossier que la 11e chambre correctionnelle de Paris a commencé à interroger Marine Le Pen. Les premières auditions, la semaine dernière, des ex-eurodéputés Fernand Le Rachinel et Bruno Gollnisch, et de leurs assistants, ont montré assez clairement que ces derniers ont bien été payés par l’Europe – certains même grassement – alors qu’ils travaillaient en fait pour le parti lepéniste. Comme ses anciens collègues, Marine Le Pen doit s’expliquer sur la réalité du travail de quatre collaborateurs parlementaires, qui lui valent d’être poursuivie pour « détournement de fonds publics ». Le tribunal a prévu d’y consacrer trois après-midi. Avant de l’entendre à nouveau, le 5 novembre, cette fois sur l’accusation de « complicité de détournement de fonds publics ».

Interrogations sur l’embauche d’une assistante historique

Ce 14 octobre, elle doit répondre de…

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Auteur: Michel Soudais

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