Londres (Angleterre), correspondance
Jamais le Green Party d’Angleterre et du Pays de Galles n’a connu un tel succès. Non content d’avoir envoyé quatre députés à la Chambre des Communes, d’être arrivé juste derrière le Labour dans une quarantaine de circonscriptions et d’avoir décroché deux sièges ruraux historiquement acquis aux Conservateurs, il dispose depuis les dernières élections locales de 859 élus répartis dans 181 autorités territoriales. Le temps où Caroline Lucas, son ancienne dirigeante, arrivait seule à Westminster pour défendre l’agenda écologiste semble désormais lointain.
Ces bonnes performances sont, selon les deux coleaders du parti, à mettre sur le compte de leur professionnalisme, de leur expérience, et de campagnes de terrain très ciblées. Mais l’ambiance du parti écologiste pourrait très bientôt changer radicalement : les résultats de la primaire du Green Party, qui a battu son plein à l’été, vont être annoncés le 2 septembre.
En face à face pour la direction du parti se trouvent deux approches bien différentes. D’un côté, les députés qui représentent le consensus centriste, Adrian Ramsay (déjà coleader du parti depuis 2021) et Ellie Chowns. De l’autre, leur adjoint Zack Polanski, élu à l’Assemblée de Londres, qui représente une tendance plus radicale et entend fonder un mouvement « écopopuliste ».
Des partis traditionnels à la peine
Car, tandis que le gouvernement travailliste déçoit et dégringole dans les sondages, certains s’étonnent que les Verts ne soient pas parvenus à séduire encore davantage les déçus de la gauche, hérissés par la position dure du Labour sur l’immigration, ses coupes dans les minima sociaux visant les personnes en situation de handicap et les seniors, et la lenteur de ses ministres à dénoncer le génocide à Gaza. Une brèche dans laquelle Zack Polanski compte bien s’engouffrer.
D’autant plus que les…
Auteur: Juliette Démas

