C’était l’une des auditions très attendues de la commission d’enquête sénatoriale sur l’utilisation des aides publiques dans les plus grandes entreprises. Le géant pharmaceutique Sanofi a été questionné par les parlementaires de la chambre haute ce 26 mars, dans une ambiance parfois lourde, au sujet de l’argent public dont il a bénéficié au fil du temps. Il faut dire que le premier laboratoire français, et sixième groupe mondial du secteur, a défrayé la chronique sur la mise en œuvre de quatre plans sociaux sur le sol français en l’espace de dix ans, en particulier dans ses équipes de recherche et de développement (R & D). Le dernier en date a été annoncé il y a moins d’un an, et représente 330 suppressions de postes, la plupart sur le site de recherche de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Le groupe, en plein virage stratégique depuis 2020 pour se concentrer sur le développement de médicaments et de traitements innovants, notamment dans l’immunologie, a dû s’expliquer sur cette transformation, et ses conséquences en termes d’emploi. Car Sanofi, qui réalise 1,9 milliard de chiffre d’affaires en France, reçoit chaque année un peu plus de 100 millions d’euros en moyenne en crédit impôt recherche (CIR). Ce qui représente « moins de 5 % de ses dépenses en R & D sur l’année », a mis en perspective Charles Wolf, directeur France et directeur général vaccins France.
« On peut se demander à quoi a servi…
Auteur: Guillaume Jacquot

