TikTok s’impose aujourd’hui comme l’un des réseaux sociaux les plus utilisés par les jeunes, avec plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde. Très populaire, la plateforme fait néanmoins l’objet de critiques récurrentes et de nombreuses controverses, notamment concernant la diffusion de contenus trompeurs, l’addictivité de son algorithme ou encore la protection des données personnelles. Elle a ainsi été mise en cause à plusieurs reprises dans différents pays, en raison de la circulation rapide de contenus jugés problématiques et des inquiétudes persistantes autour de la protection des mineurs. Dans ce contexte, la mission d’information du Sénat français consacrée aux « zones grises de l’information » poursuit depuis plusieurs mois une série d’auditions visant à analyser la manière dont les plateformes numériques transforment l’accès à l’information. Après avoir entendu des créateurs de contenus comme Gaspard G et HugoDécrypte, le streameur Jean Massiet, ainsi que des médias tels que Mediapart, Off Investigation ou StreetPress, les sénateurs cherchent à mieux comprendre les nouveaux modes de circulation de l’information en ligne. En ouvrant l’audition de TikTok, le président de la commission de la culture, Laurent Lafon, replace immédiatement le débat dans un cadre plus large. Il évoque un « changement d’époque », marqué par la transformation profonde des conditions d’accès à…
Auteur: Emma Bador-Fritche

