New York (États-Unis), correspondance
« Le succès de la COP30 dépend de vous ! » Lors de l’ouverture du sommet sur le climat organisé par les Nations unies le 24 septembre à New York, le président brésilien Lula a tenté, en vain, d’encourager ses homologues à relever leurs objectifs de réduction des émissions — appelés « contributions déterminées au niveau national » (NDCs) — pour 2035.
À l’issue de la réunion, seuls 47 des 118 pays rassemblés avaient rehaussé leurs objectifs, alors que l’Accord de Paris de 2015 prévoit qu’ils soient renouvelés tous les cinq ans. Hormis le Japon, le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège, la Suisse, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, les pays ayant soumis de nouveaux engagements sont pour la plupart des pays en développement, comme le Brésil, le Nigeria ou le Népal. Au total, ils ne représentent que 25,7 % des émissions mondiales, selon le site Climate Action Tracker.
« Le retard dans la soumission des NDCs met en évidence un désengagement politique de nombreux pays face à la crise climatique », déplore Stela Herschmann, spécialiste de la politique climatique au sein du collectif brésilien d’ONG l’Observatoire du Climat. Elle indique qu’initialement, les pays devaient publier leurs nouveaux plans en février.
Risque de ralentissement des négociations
L’absence de ces documents risque de ralentir les négociations de la COP30, qui se tiendront du 10 au 21 novembre à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne. Les Nations unies ont en effet besoin de ces feuilles de route pour élaborer un rapport de synthèse évaluant leur conformité avec la limite fixée par l’Accord de Paris, visant à maintenir le réchauffement mondial en dessous du seuil de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.
Pour l’heure, hormis les plans du Royaume-Uni et de la Norvège, « la plupart des [engagements soumis] sont insatisfaisants », analyse…
Auteur: Paula Gosselin

