Les réalités du monde actuel « ne sont plus celles de 1945 », a-t-il affirmé, en référence à l’année de la création de l’Organisation des Nations Unies. « Nos structures institutionnelles doivent en être le reflet ».
« Nous avançons de plus en plus vers un monde multipolaire », a-t-il ajouté, appelant à réformer le Conseil de sécurité de l’ONU et le système de Bretton Woods (accord signé en 1944 pour stabiliser et organiser l’économie mondiale après la Seconde Guerre mondiale) afin qu’ils reflètent mieux les équilibres actuels.
Les dirigeants d’une dizaine de pays émergents sont réunis ce week-end à New Delhi, en Inde, pour le sommet annuel des BRICS. Le nom de ce groupe est formé à partir des initiales de cinq de ses membres fondateurs : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Il a été conçu comme un contrepoids à l’Occident et aux instances dominées par les États-Unis, telles que le G7.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, rencontre le Premier ministre indien, Narendra Modi, en marge du 18e sommet des BRICS à New Delhi.
Financer un développement plus équitable
Le Secrétaire général a appelé les pays des BRICS à contribuer à un système multilatéral capable de soutenir une croissance mondiale plus inclusive.
Il a notamment plaidé pour des banques multilatérales de développement « plus grandes, meilleures et plus audacieuses », capables de mobiliser davantage d’investissements privés et d’accroître les financements concessionnels en faveur des pays en développement.
Il a également appelé à faire progresser une architecture de la dette davantage tournée vers le développement, ainsi que des mécanismes efficaces d’allègement de la dette.
L’IA, un risque de fracture supplémentaire
António Guterres a ensuite…
Auteur: Nations Unies FR
