Selon l’ONU, ce pays se trouve à l’épicentre de l’une des crises humanitaires les plus graves au monde.
Plus de 30 millions de personnes ont désormais besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont 9,6 millions de personnes déplacées et près de 15 millions d’enfants aux prises avec une lutte quotidienne pour leur survie.
« Il s’agit de l’une des pires crises de protection que nous ayons connues depuis des décennies », a déclaré Kelly Clements, Haut-Commissaire adjointe de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
L’agence, ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM), ont lancé un appel humanitaire conjoint à l’action, demandant une attention internationale immédiate pour répondre aux « immenses souffrances et aux dangers croissants » auxquels sont confrontées des millions de personnes à travers le Soudan.
Une ville meurtrie
Alors que les combats s’apaisent à Khartoum, la capitale, et dans d’autres régions du Soudan, près de 2,6 millions de personnes retournent dans leurs maisons endommagées, nombre d’entre elles sans accès à l’eau, aux soins de santé ou à l’éducation.
« J’ai rencontré des personnes qui revenaient dans une ville encore meurtrie par le conflit, où les maisons sont endommagées et les services de base fonctionnent à peine. Leur détermination à reconstruire est remarquable, mais la vie reste incroyablement fragile », a déclaré Ugochi Daniels, Directrice générale adjointe des opérations de l’OIM.
Pour aggraver la situation, la propagation de maladies comme le choléra, la dengue et le paludisme, combinée à la flambée des taux de malnutrition, expose des milliers de personnes à un risque imminent de mort sans assistance immédiate, selon l’OIM.
Plus de 260.000 civils assiégés à El Fasher
Pendant ce temps, plus de 260.000 civils, dont 130.000 enfants, restent pris au piège à El…
Auteur: Nations Unies FR

